Comment réaliser une cartographie des risques en entreprise ?
Face à la multiplication des menaces numériques et réglementaires, la maîtrise des risques est devenue un enjeu stratégique pour les organisations. Selon le PwC Global Crisis Survey 2023, 73 % des organisations estiment que leur exposition aux risques s’intensifie, notamment face à l’évolution rapide des cybermenaces et des contraintes réglementaires.
Pour les Directions des Systèmes d’Information (DSI), les risques peuvent prendre différentes formes : cyberattaques, panne du système d’information, fuite de données sensibles, non-conformité au RGPD, interruption d’activité ou encore défaillance d’une application critique. Sans une vision claire de ces menaces, il devient difficile de prioriser les actions et de protéger efficacement le patrimoine numérique de l’entreprise.
La cartographie des risques en entreprise permet justement d’identifier, analyser et hiérarchiser les risques afin de mettre en place des plans d’action adaptés. Elle offre une vision globale des vulnérabilités et facilite le pilotage des décisions stratégiques, notamment pour les équipes IT, cybersécurité et gouvernance.
Dans ce guide, nous vous expliquons comment réaliser une cartographie des risques étape par étape : définition des concepts clés, méthodologie de construction, exemples de matrices de risques, cadre réglementaire à prendre en compte et critères essentiels pour choisir un logiciel de cartographie des risques adapté aux besoins de votre organisation.
Qu'est-ce qu'une cartographie des risques ?
La cartographie des risques est un outil de pilotage qui permet d’identifier, d’évaluer et de hiérarchiser les risques auxquels une organisation est exposée. Elle offre une vision globale des menaces potentielles afin d’aider les équipes métiers, les DSI et les dirigeants à définir les actions prioritaires.
Définition : une matrice d'évaluation visuelle des risques
Une cartographie des risques repose sur une matrice d’évaluation qui représente graphiquement les risques selon deux critères : leur probabilité d’occurrence et leur niveau d’impact.
Chaque risque est positionné dans la matrice en fonction de la fréquence à laquelle il peut se produire et des conséquences qu’il pourrait engendrer pour l’entreprise (perte financière, interruption d’activité, atteinte à l’image, problème réglementaire…).
Le croisement de ces deux critères permet d’obtenir un score de criticité, généralement calculé selon la formule :
Criticité = Probabilité × Impact
Plus la criticité est élevée, plus le risque doit être traité rapidement avec des actions adaptées.
Les éléments clés : probabilité, impact, criticité et code couleur
La probabilité correspond à la possibilité qu’un risque survienne, tandis que l’impact mesure la gravité de ses conséquences sur l’organisation. Leur combinaison permet de déterminer le niveau de criticité et de prioriser les risques à traiter.
Pour faciliter l’analyse, la matrice utilise généralement un code couleur : les zones vertes représentent les risques maîtrisés ou acceptables, les zones orange les risques nécessitant une surveillance ou des actions préventives, et les zones rouges les risques critiques demandant une intervention rapide.
Il est également essentiel de distinguer la criticité brute et la criticité résiduelle. La première correspond au niveau de risque avant la mise en place de mesures de protection. La seconde représente le risque restant après l’application des actions correctives ou préventives.
Pourquoi réaliser une cartographie des risques en entreprise ?
La cartographie des risques permet aux organisations de mieux comprendre leur exposition aux menaces et de concentrer leurs efforts sur les risques les plus importants. Elle facilite la priorisation des actions, l’allocation des ressources et le suivi des plans de réduction des risques.
Pour une DSI, elle permet notamment d’identifier les risques liés au système d’information, comme les cyberattaques, les pannes critiques, les pertes de données ou les problèmes de conformité RGPD.
Au-delà de l’identification des risques, elle constitue un véritable outil d’aide à la décision. Elle permet aux dirigeants et aux équipes opérationnelles de disposer d’une vision commune des enjeux, d’améliorer la communication interne et de renforcer la continuité d’activité.
Identifier les risques
Identifier les sources de risques
L'identification d'un risque peut se faire de manière hasardeuse, pendant l'installation d'un logiciel ou lors d'un incident technique. Lorsque des signaux évidents apparaissent, il est bien sûr important de les prendre en compte et de les intégrer rapidement au SI.
Mais cette étape primordiale doit avant tout être le résultat d'une stratégie de gestion des risques menée en continu par le risk manager. Évidemment, toutes les entités, selon leur taille ou leur positionnement, n’ont pas la possibilité ou la nécessité de nommer un risk manager dédié. Dans ce cas, il suffit de définir la bonne organisation (comité, service, …), en fonction du contexte de l’entreprise, pour prendre en charge cette activité.
De façon méthodique, le responsable des risques doit répertorier l'intégralité des risques liés à son entreprise, qu'il pourra ensuite catégoriser selon leur impact : humain, technique, financier, environnemental, etc.
Pour cela, il doit réaliser des audits internes :
- en consultant les managers des différentes équipes afin de comprendre les processus de travail mis en œuvre, les responsabilités de chaque collaborateur, etc.
- en étudiant l'historique des événements considérés comme problématiques,
- en imaginant divers scénarios susceptibles de se produire.
Évaluer la probabilité et l'impact des risques
Une fois les risques identifiés, il faut les évaluer un à un en utilisant 2 critères :
- La probabilité : il s'agit ici de classer chaque risque selon ses chances de survenance. Il peut être « très probable », « peu probable », « presque impossible », ou toute autre dénomination appropriée. Par exemple, un atelier de fabrication situé en France pourra choisir la probabilité « presque impossible » pour le risque sismique. Par contre, une usine située au Japon, pays connu pour ses tremblements de terre à répétition, devra choisir la mention « très probable ». Cette différence va entraîner des décisions spécifiques, notamment sur les techniques de construction des bâtiments et de stockage des marchandises.
- L'impact des risques : on évalue ici le degré d'impact d'un événement sur l'entreprise. Il peut être « mineur », « problématique », « majeur » ou encore « catastrophique ». Reprenons l'exemple du séisme en imaginant qu'il est de forte magnitude : si une telle situation arrivait en France, l'impact serait catastrophique, aussi bien d'un point de vue humain que matériel, car il n'existe pas de mesures de sécurité spécifiques. Au Japon, un séisme équivalent aura beaucoup moins d'impact, car les bâtiments sont conçus pour y résister et le personnel est formé pour se mettre à l'abri rapidement.
Mettre en place des mesures de sécurité contre les séismes en France pourrait donc sauver des vies et des bâtiments, mais étant donné la probabilité que cela arrive, est-ce vraiment nécessaire ? Les critères de probabilité et d'impact des risques sont donc à mettre en rapport afin de déterminer la criticité d'un événement.
Analyser les risques
Organiser les risques en fonction de leur gravité
Chaque risque identifié doit ensuite être analysé afin de déterminer son degré de gravité. Pour cela, les données de probabilité de survenance et d'impact sont d'une grande utilité.
Concrètement, les risques qui présentent à la fois une forte probabilité et un impact majeur ont un haut degré de criticité et doivent donc être traités en priorité. À l'inverse, les risques exceptionnels à l'impact mineur ont une faible criticité. Ils peuvent être traités en dernier, voire ignorés.
Tous les risques doivent ainsi être classés dans un tableau à double entrée comportant plusieurs zones faciles à identifier : risque fréquent de faible impact, risque rare à impact modéré, risque occasionnel à impact élevé, etc.
Une fois cette étape réalisée, le risk manager doit définir un seuil d'acceptation basé sur le degré de criticité des risques. Cela lui permettra de répondre à cette question : quels sont les risques acceptables et ceux qui ne le sont pas ? Ce travail minutieux est indispensable pour mettre en lumière les chantiers à mener en priorité et ceux à abandonner.
Déterminer les actions à entreprendre pour chaque risque
Lorsque les risques sont identifiés et organisés, il est temps de passer à la phase d'audit de chacun d'entre eux. Voici quelques questions à se poser afin d'effectuer cette étape de la cartographie des risques correctement :
- Quels sont les moyens matériels, humains, organisationnels, etc. existants pour éviter ce risque ?
- Sont-ils efficaces ?
- Comment sont-ils contrôlés, évalués et à quelle fréquence ?
- Les moyens mis en œuvre sont-ils facilement applicables et respectés ?
- Peuvent-ils être améliorés ?
- Par quel moyen et quelles actions concrètes ?
Lorsqu'un risque est considéré comme insuffisamment pris en charge, le responsable des risques doit procéder à une évaluation de ses causes et conséquences à tous les niveaux de l'entreprise. Il doit ensuite proposer des mesures barrières qui permettent de résoudre les causes, mais aussi de limiter les conséquences lorsqu'un risque ne peut être totalement éliminé.
Gérer les risques
Mettre en place des mesures de prévention et de gestion des risques
Chaque risque nécessitant une ou plusieurs actions représente un projet qu'il faut gérer de A à Z. Pour cela, le risk manager doit définir des objectifs précis en termes de résultats attendus et de délais à respecter. Il lui faut également évaluer les ressources à disposition et celles qui font défaut : budget, compétences, matériel, etc.
Ensuite, il doit attribuer les tâches aux collaborateurs impliqués dans le projet et suivre de près leur avancement ainsi que les dépenses engagées. Pour valider le succès du projet, le manager doit être en mesure d'évaluer les mesures de prévention mises en place à partir de critères objectifs qu'il aura établis en amont.
Par exemple, le risque de défaillance d'un fournisseur peut être traité de la sorte : le responsable des commandes crée une liste de concurrents. Il entre en contact avec chacun d'entre eux afin de connaître leurs tarifs et leurs délais de livraison. Ces informations sont tenues à jour afin de rendre le projet efficace sur le long terme. Cette mesure préventive permet de réagir rapidement en cas de survenance du risque. Pour limiter encore plus l'impact de celui-ci, il est possible d'aller plus loin en passant commande auprès de quelques fournisseurs afin de vérifier la qualité des marchandises et leur compatibilité avec les équipements et les processus de travail de l'entreprise.
Suivre l'efficacité des mesures mises en place
La cartographie des risques est un outil évolutif qui ne doit pas dormir dans le fond d'un tiroir : les risques peuvent changer, leur gravité aussi. Les mesures mises en place doivent également être évaluées fréquemment afin de juger de leur efficacité immédiate et sur le long terme.
Il est donc important de parcourir les données régulièrement, en prenant en compte les changements apparaissant sur le système d'information et ainsi rester au plus proche de la réalité. Le risk manager doit revoir les risques les plus graves environ 2 fois par an, les plus mineurs tous les 2 ans.
Le cadre réglementaire et normatif de la cartographie des risques
La cartographie des risques s’inscrit dans un cadre réglementaire et normatif de plus en plus exigeant. Les normes internationales et les réglementations sectorielles encouragent les organisations à structurer leur démarche d’identification, d’évaluation et de traitement des risques.
ISO 31000 : la norme internationale de référence pour le management des risques
La norme ISO 31000:2018 constitue le cadre international de référence pour le management des risques. Elle fournit des principes et des lignes directrices permettant aux organisations de mettre en place une démarche structurée.
Elle ne définit pas une méthode unique de cartographie, mais propose une approche basée sur plusieurs étapes : identification des risques, analyse de leur probabilité et de leur impact, évaluation de leur criticité et définition des actions de traitement.
En s’appuyant sur ISO 31000, les entreprises peuvent construire une cartographie des risques cohérente, intégrée à leur gouvernance globale et adaptée à leurs enjeux métiers.
ISO 27001 et la cartographie des risques du système d'information
Dans le domaine des systèmes d’information, la gestion des risques est un élément central de la norme ISO 27001, dédiée au management de la sécurité de l’information.
La cartographie des risques système d'information permet aux DSI d’identifier les menaces pesant sur leur patrimoine numérique : vulnérabilités applicatives, pertes de données, cyberattaques, dépendances techniques ou indisponibilité des services critiques.
Grâce à une cartographie des risques informatiques, une cartographie des risques IT ou une cartographie des risques SI, les organisations peuvent mieux prioriser leurs actions de cybersécurité et renforcer leur niveau de protection.
Des solutions comme EKIALIS Explore permettent de croiser la cartographie du système d’information avec l’analyse des risques afin d’obtenir une vision globale des applications, données, processus et vulnérabilités associées.
NIS2, RGPD et Loi Sapin II : les obligations françaises et européennes
Plusieurs réglementations imposent aujourd’hui aux organisations de mieux identifier et maîtriser leurs risques.
La directive européenne NIS2 renforce les exigences en matière de cybersécurité pour les entités essentielles et importantes. Elle impose notamment la mise en place d’une démarche d’analyse et de gestion des risques liés aux systèmes d’information.
Le RGPD, à travers notamment l’article 35, demande aux organisations de réaliser une analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD) lorsque les traitements présentent des risques élevés pour les personnes concernées. La cartographie des données devient alors un outil essentiel pour identifier les flux, les traitements et les responsabilités associés.
Enfin, la loi Sapin II impose aux entreprises concernées de mettre en place une cartographie des risques de corruption afin d’identifier et prévenir les situations à risque.
Une cartographie structurée permet ainsi de répondre plus efficacement aux exigences réglementaires tout en améliorant la maîtrise globale des risques de l’entreprise.
Pour accompagner vos démarches de conformité RGPD consultez notre page
Exemples concrets de cartographie des risques
Pour être efficace, une cartographie des risques doit permettre de visualiser rapidement les risques prioritaires et de faciliter la prise de décision. Les exemples ci-dessous montrent comment une organisation peut représenter ses risques selon leur niveau de probabilité et d’impact.
Exemple de matrice des risques (modèle probabilité × impact)
Un exemple de cartographie des risques repose généralement sur une matrice croisant la probabilité d’apparition d’un risque avec son niveau d’impact.
| Impact / Probabilité | 1 - Rare | 2 - Peu probable | 3 - Probable | 4 - Très probable | 5 - Fréquent |
|---|---|---|---|---|---|
| 5 - Critique | 🟠 | 🔴 | 🔴 | 🔴 | 🔴 |
| 4 - Majeur | 🟢 | 🟠 | 🔴 | 🔴 | 🔴 |
| 3 - Modéré | 🟢 | 🟢 | 🟠 | 🟠 | 🔴 |
| 2 - Faible | 🟢 | 🟢 | 🟢 | 🟠 | 🟠 |
| 1 - Négligeable | 🟢 | 🟢 | 🟢 | 🟢 | 🟢 |
Les risques situés en zone verte peuvent généralement être surveillés, tandis que les risques orange nécessitent des actions préventives. Les risques rouges sont prioritaires et doivent faire l’objet d’un plan de traitement rapide.
Exemple de cartographie des risques informatiques pour une DSI
Une cartographie des risques informatiques permet aux DSI d’identifier les menaces pesant sur leur système d’information et de prioriser les actions de protection.
Par exemple :
| Risque SI | Probabilité | Impact | Niveau de criticité |
|---|---|---|---|
| Cyberattaque sur une application critique | Forte (4) | Critique (5) | 🔴 Élevé |
| Perte de données suite à une erreur humaine | Moyenne (3) | Majeur (4) | 🟠 Important |
| Panne d’un serveur interne | Faible (2) | Majeur (4) | 🟠 Modéré |
| Non-conformité RGPD sur une application | Moyenne (3) | Critique (5) | 🔴 Élevé |
Cette cartographie des risques SI permet d’obtenir une vision claire des vulnérabilités du système d’information et d’orienter les investissements vers les actions les plus prioritaires : renforcement de la cybersécurité, amélioration des sauvegardes, sécurisation des applications ou mise en conformité réglementaire.
Exemple de cartographie des risques liés au RGPD
La cartographie des risques RGPD permet d’identifier les menaces associées aux données personnelles et aux traitements réalisés par l’entreprise.
Les principaux risques peuvent concerner :
- une fuite de données personnelles suite à une cyberattaque ou une mauvaise configuration ;
- une collecte illicite de données sans base légale ou consentement valide ;
- un non-respect des droits des utilisateurs (droit d’accès, de suppression ou de rectification) ;
- une mauvaise gestion des durées de conservation des données.
Par exemple, une fuite de données personnelles peut être évaluée avec une probabilité moyenne et un impact critique, ce qui la positionnera en zone rouge de la matrice. L’entreprise pourra alors mettre en place des mesures adaptées : contrôle des accès, chiffrement, sensibilisation des collaborateurs ou renforcement des procédures internes.
La cartographie devient ainsi un outil essentiel pour anticiper les risques liés aux données et démontrer la maîtrise des exigences du RGPD.
Quel logiciel pour cartographier les risques de votre entreprise ?
La gestion des risques nécessite aujourd’hui des outils capables de suivre l’évolution constante des menaces et des obligations réglementaires. Si un tableur peut suffire pour débuter, les organisations ayant un patrimoine applicatif complexe ou de nombreux risques à suivre ont besoin d’une solution plus structurée.
Un logiciel de cartographie des risques permet de centraliser les informations, automatiser le suivi et disposer d’une vision consolidée des risques afin d’améliorer la prise de décision.
Les critères pour choisir un logiciel de cartographie des risques
Le choix d’un logiciel de cartographie des risques doit répondre aux besoins spécifiques de l’organisation et à son niveau de maturité en matière de gestion des risques.
Une solution adaptée doit notamment permettre de :
- Structurer les workflows de gestion des risques selon les processus internes ;
- Disposer d’une vision consolidée grâce à plusieurs niveaux de cartographie (risques, SI, processus, données) ;
- Conserver un historique des évolutions pour assurer la traçabilité des décisions ;
- Faciliter la mise à jour des informations grâce à des données dynamiques ;
- Connecter les risques aux éléments du système d’information pour mieux mesurer les impacts.
L’intégration avec la cartographie SI est particulièrement importante pour les DSI, car un risque informatique ne peut être analysé efficacement sans connaître les applications, données et processus concernés.
EKIALIS Explore : un logiciel de cartographie des risques intégré au SI
EKIALIS Explore propose une approche intégrée de la gestion des risques en reliant la cartographie des risques, la cartographie du système d’information, les processus métiers et les exigences RGPD au sein d’un même outil.
Contrairement aux solutions limitées à une simple liste de risques, EKIALIS Explore permet de visualiser les liens entre les risques et les composants critiques de l’entreprise grâce à des cartes dynamiques. Les équipes disposent ainsi d’une vision plus précise des impacts potentiels sur les applications, les données et les activités métiers.
La solution intègre également des fonctionnalités dédiées à l’analyse d’impact métier (BIA – Business Impact Analysis) afin d’identifier les activités critiques et de faciliter la préparation des plans de continuité et de reprise d’activité (PCA/PRA).
En connectant les risques aux réalités opérationnelles du système d’information, EKIALIS Explore aide les DSI à mieux anticiper les menaces, prioriser leurs actions et renforcer la gouvernance de leur SI.
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FAQ : Réaliser une cartographie des risques
L’analyse de risques consiste à identifier et évaluer un risque précis (probabilité, impact, conséquences, mesures de protection). La cartographie des risques reprend ces analyses dans une vision globale afin de hiérarchiser les risques et faciliter leur pilotage.
La cartographie des risques n’est pas systématiquement obligatoire pour toutes les entreprises. Cependant, elle est fortement recommandée et devient nécessaire dans certains cadres réglementaires comme la cybersécurité (NIS2), la conformité RGPD ou la loi Sapin II pour les entreprises concernées.
La cartographie des risques cyber consiste à identifier les menaces pesant sur le système d’information : cyberattaques, vulnérabilités applicatives, pertes de données ou indisponibilité des services. Elle nécessite d’analyser les applications, infrastructures, données critiques et mesures de sécurité existantes.
Une cartographie des risques doit être régulièrement actualisée pour rester pertinente. La fréquence dépend de l’organisation, mais une révision annuelle ou lors d’un changement majeur (nouveau projet, évolution du SI, incident de sécurité) est généralement recommandée.
La responsabilité dépend de l’organisation. Elle est souvent pilotée par un risk manager, une direction des risques ou la direction générale. Pour les risques liés au système d’information, la DSI et le RSSI jouent un rôle essentiel dans l’identification, l’évaluation et le suivi des risques IT.